Avant toute négociation avec vos supérieurs, sachez qu’en matière d’augmentation, il y a trois pièges principaux à éviter.
- Première erreur : s’adresser à la direction des ressources humaines.
- Deuxième erreur : négocier sans conviction.
- Troisième erreur : se comparer aux autres.
Ensuite, posez-vous les bonnes questions :
- Avez-vous une idée précise des salaires actuels de l’entreprise : collaborateurs, supérieurs, etc. ?
- Votre salaire est-il réellement en deçà des prix du marché ?
- Pensez-vous qu’ailleurs, les salaires soient vraiment plus élevés ?
N’oubliez pas qu’ils dépendent, notamment, de la situation géographique de l’entreprise et de son secteur d’activité.
Si vous n’êtes pas sûr de vous et que vous doutez de la légitimité de votre requête, basez-vous sur des exemples concrets : ancienneté, appréciation de votre travail, résultats… N’ayez pas peur de demander une augmentation, sans vous sous-estimer, ni vous surestimer. Préparez consciencieusement votre négociation en suivant le guide :
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Choisissez le bon moment. À ce propos, il existe deux écoles : celle qui explique que l’entretien annuel est le moment idéal et celle qui préconise tous les autres moments. Pour cette dernière, toutes les périodes sont bonnes, à condition de ne pas négocier en même temps que tout le monde. Dans les deux cas, il vous faudra retenir un moment opportun : remerciements, félicitations, hausse des chiffres…
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Adressez-vous au bon interlocuteur. Qui est le mieux placé pour vous entendre et apprécier votre travail ? Votre n + 1, bien sûr ! A priori, s’il vous renvoie vers les ressources humaines, c’est mauvais signe.
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Affichez clairement vos objectifs. Soyez manifeste et concret. Il vous faut définir un pourcentage minimal d’augmentation ainsi qu’un délai. Pour établir ce chiffre, ne vous focalisez pas sur votre salaire de base, tenez compte aussi des primes que vous recevez et des avantages que vous percevez (remboursement des frais de téléphone, transport, repas…). De manière générale, vous pouvez espérer de 5 à 15 % d’augmentation.
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Persévérez. Restez ferme et montrez que vous ne venez pas discuter le fait d’avoir ou non une augmentation, mais que vous négociez un montant. Souriez, gardez confiance et si la négociation n’aboutit pas, gardez le silence. Évitez de répondre à votre interlocuteur que vous comprenez son refus ; faites-lui plutôt comprendre que cela n’est que partie remise !
La négociation salariale se joue comme une véritable partie de bras de fer. Difficile, elle n’en est pas moins légitime !
Extrait de l'ouvrage "Réussissez dans vos nouvelles fonctions" (Bruno BARJOU, Delphine BARRAIS; ESF éditeur)
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